Histoires de Bol d’Or Classic, épisode 2
Par bonneville67 le 22 juin 2010
Article paru dans Powerglide Mag N°12 |
SEELEY, WESLAKE, NORTON ET QUELQUES FUITES D’HUILE… |
| Alors nous voilà partis, pour le Bol d’Or Classic, 2007, des deux machines proposées, les deux seront sélectionnées, deux norton, deux moteurs commando, mais deux cadres différents, un seeley et un featherbed. Le début d’une belle aventure, une découverte pour moi. Si je connaissais les Coupes Moto Légendes et quelques événements de motos anciennes de l’est de la France, Magny Court c’est nouveau pour moi. C’est tout de même un circuit mythique, y partager le sol d’un stand pour la nuit, chacun sur un matelas pneumatique avec Zon et se réveiller au son des premiers essais libres, quelle belle expérience ! Boudiné dans une combarde anti-feu orange fournie par l’ami TJ, je suis prêt à remplir la mission qu’on a bien voulu me confier: gaver de carburant high octane la norton-seeley N°17 lors des ravitaillements. En effet, le Bol d’Or Classic est couru sous forme d’une endurance en deux manches, une de nuit, une de jour, la première disputée en fin de journée le samedi 14, la seconde en milieu de journée le dimanche 15. Le vendredi 13 (!) avril, les essais se passent très bien, la moto tourne impec, il fait beau, dans la Nievre en cette saison, ça doit cacher quelque chose… |
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| Sans plus de raison que n’en cherche une moto anglaise pour cesser de fonctionner, le bloc norton de la Seeley N°17 noire et jaune casse net. Peu avant les essais qualificatifs, autant dire, otant là toute chance de trouver un noueau moteur et de prendre part à la course. Ça peut paraître un peu science-fictionnesque comme ça, casser un moteur, espèrer en trouver un sur place, le monter et courir, mais pour avoir été présent, je peux vous dire qu’il s’en est fallu de très peu, une poignée d’heures en fait, parce qu’un moulin de commando a bien été déniché non loin du paddock, et la rage de manquer de si peu de pouvoir le faire rugir en piste à la place de l’autre, n’a eu d’égal que la frustration de voir l’autre team partir et rouler, emporté plus par la compétition que porté par la solidarité. |
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| Bredouille et rageur donc pour ce premier BOC, mais pas perdant, déjà rendez-vous était donné pour l’édition de l’année suivante. Cette anné là au Bol d’Or Classic, une autre équipe collègue étai t présente non loin de notre stand, les amis de SudSide avaient en effet engagé une Ducati, préparée et bichonnée par leur sorcier à eux, elle n’aura pas beaucoup plus de réussite que notre Norton, elle explosera litéralement ses soupapes à l’intérieur de la culasse et poussera donc l’équipe également à l’abandon. Pour autant, la réussite et le succès ne devaient pas se trouver loin de nous, puisque nous avions eu, en arrivant, la surprise de découvrir que nous partagions le paddock avec Sandro Baumann et Roberto German, un équipage suisse, qui avait déployé, à notre arrivée rien que 3 machines d’exception à cadre Rob North dans le stand, deux triumph et une BSA, chacune équipée d’un moteur 3 cylindres. Ce sont eux qui remporteront cette 5eme édition, devant l’armada verte des Godier-Genoux, et un des favoris, la Moto Guzzi n°4 du Team Moto Bel. La démonstration de force et d’organisation du team vainqueur, nos suisses de voisins, nous montrera qu’ils n’avaient oublié personne dans leur staff, les mécanos, les assistants, mais aussi, très important, le cuistot qui tout le weekend s’est affairé aux fourneaux pour leur préparer les spaghetti. Une fois la déception passé, les leçons tirées de cette aventure, les plans commençaient déjà pour l’édition de l’année suivante, avec l’expérience de celle ci, et un nouveau moteur, ça devrait mieux se passer. J’en serai également, évidemment. |
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