Les monstres sacrés
Le rock’n'roll c’est pas un mot en l’air, c’est pas non plus un style musical précis, ceux là le personnifient, depuis longtemps.
Joe Strummer & the Clash |
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| Les Clash, dans leur totalité, et Joe Strummer en particulier ont leur place dans le panthéon des monstres sacrés du Rock’n'Roll, leur musique, leur parcours résonne comme un sans fauté émaillé de nombreuses erreurs… un paradoxe, et pourquoi pas. De toute façon, placer les Clash en haut de la liste, alors que certains hurleront que les Ramones sont incontournables, ou que hors des Flamin Groovies point de salut… placer les Clash tout en haut c’est évidemment subjectif. |
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à suivre… |
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Johnny Thunders : de sang froid |
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| Le 23 Avril 1991,Johnny Tonnerre l’ex privé des poupées nous a quitté. Lui qui faisait claquer sa six cordes comme la foudre s’en est allé , là-bas, à la Nouvelle Orléans où il était venu enregistrer un album de blues, ultime fantasme,retour aux sources… | |
| Meurtre,overdose,leucémie qui le rongeait, qu’importe de mettre un mot sur l’absence; la cruauté du vide engendré se suffit à elle même.
Un parcours cahotique commencé à l’aube des seventies sous l’égide des New York Dolls aux côtés de David Johansen, Syl Sylvain, Arthur Kane et Jerry Nolan, le déjà fidèle compagnon. Deux albums de feux et puis s’en va : l’époque n’aima pas cela. Mais ceux qui en ces années de braises s’étaient vrillés les tympans sur les albums des Dolls savaient que l’histoire ne pouvait s’arrêter là. |
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| Le salut ne viendrait pas d’un Johansen, égaré dans ses rêves glamour, non , le salut viendrait de Johnny Thunders qui à la tête des Heartbreakers ( Walter Lure , Billy Rath, Jerry Nolan ) réinventait l’urgence rock’n'rollienne.
Quatre Tough guys fringués comme l’as de pique enregistraient "Like a mother fucker " ce brûlot qui donnait au Punk ses lettres de noblesse que les Pistols, qui ne faisaient qu’enfoncer lourdement le clou de la morosité ambiante, étaient bien incapables de lui donner. La poudre et les conflits d’égo eurent raison des briseurs de coeur et Johnny mis fin à l’association de malfaiteurs pour la reformer d’ailleurs régulierement. Johnny le solitaire enregistra " So Alone " l’un des disques les plus importants de l’histoire du rock ( ceux qui ont écouté " Untouchable" et " You can’t put your arms round a memory " comprendront ). Ensuite, bien sûr, ce fût l’épisode Français, étape obligée des majestées en exil; le sublime " Hurt me " sortit chez New Rose, la coopération avec l’improbable Patti Palladin ("Copy Cats") et " Mona et moi " ce film où un Johnny déjà malade nous fit frémir de plaisir une dernière fois. Mais assez d’histoire. Je n’écris que pour les convaincus. Quant aux overdoses, vraies ou fausses, elles n’interessent que les nécrophiles. Il voulait juste qu’on l’aime et qu’on l’admire et cela sans narcissisme aucun. De lui, il nous reste quelques albums studio et tous ces "lives" sortis à la va-vite. Si peu de choses en vérité mais peut être beaucoup pour ceux qui savent. Good Bye Johnny. Lux Interior est venu te rejoindre; sûr qu’avec Jerry, le Sid et quelques autres vous faites swinger le ciel. La Sentinelle. |
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